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P.H.I. : Patrimoines et Histoires d'Ici, l'info sur le passé de Banyuls-sur-Mer
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Sommaire
1) Présentation
     1.1) Transmettre
          1.1.1) Blogs 
          1.1.2) Livres
          1.1.3) Vidéos
          1.1.4) Expositions
          1.1.5) 
Scolaires
     1.2) Méthodologie
          1.2.1) Les axes de recherche
          1.2.2) Exemples 
     1.3) Sources
          1.3.1) 
Archives
          1.3.2) 
Bibliographie et sitographie

     1.4) Carte

2) Crêtes

     2.1) Politique
          2.1.1) Paroisse
          2.1.2) Féodalité
          2.1.3) Royautés
     2.2) Frontière
          2.2.1) Batailles, 1793-1794
          2.2.2) Surveillance, 1914-1918
          2.2.3) Evasion, 1942-1945
     2.3) Urbanisme
          2.3.1) L'habitat dispersé
          2.3.2) Hameau des Abeilles
     2.4) Economie
          2.4.1) Agriculture
          2.4.2) Hôtellerie

3) Collines

     3.1) Politique
          3.1.1) Etats Français
     3.2) Urbanisme
          3.2.1) Paroisse
          3.2.2) Hameaux del Puigo & de l'Horta
          3.2.3) Démographie
     3.3) Economie
          3.3.1) Agriculture
          3.3.2) Viticulture

4) Bord de mer
     4.1) Politique
          4.1.1) Fortifications
          4.1.2) République Française

          4.1.3) Commune

     4.2) Urbanisme
          4.2.1) Hameau des pécheurs
          4.2.2) Village littoral
          4.2.3) Rues et place 
          4.2.4) Paroisse

          4.2.5) Art

     4.3) Economie
          4.3.1) Pèche
          4.3.2) Contrebande
          4.3.3) Négoce de cabotage
          4.3.4) Elevage

          4.3.5) Dynamiterie

          4.3.6) Laboratoire Arago
          4.3.7) Tourisme

5) Personnalités
     5.1) Professions
          5.1.1) Militaires
          5.1.2) Marins
          5.1.3) Administratifs
          5.1.4) Maires
          5.1.5) Médical
          5.1.6) Entrepreneurs
          5.1.7) Ingénieurs et ouvriers
          5.1.8) Agriculteurs
          5.1.9) Artisans et employés
          5.1.10) Artistes
     5.2) Médaillés
          5.2.1) Légion d'Honneur
          5.2.2) 1914-1918
          5.2.3) 1942-1945
     5.3) Familles
          5.3.1) Azéma
          5.3.2) Bassères
          5.3.3) Baurès
          5.3.4) Coste-Sales
          5.3.5) Payro
     5.4) Individus
          5.4.1) Vincent Azéma
          5.4.2) Marius Douzans
          5.4.3) Sylvestre Douzans

          5.4.4) Adolphe d'Espie
          5.4.5) Aristide Maillol
5.4.5.1) 
Enfance banyulencque et études
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Présentation du blog et de ses auteurs
P.H.I. : Patrimoines et Histoires d'Ici, l'info sur le passé de Banyuls-sur-Mer

Ce blog est le fruit du travail collaboratif entre l'historienne de l'art Christine SALLES et le comité banyulenc du Souvenir Français, depuis 2014. Il poursuit un triple objectif :
1) présenter l'histoire du village de Banyuls-sur-Mer, au fil des recherches menées dans les divers dépôts d'archives ;
2) replacer l'histoire dans les lieux qui l'ont accueillie. Cette relocalisation est accessible via le menu horizontal situé sous la bannière titre, puisque les évènements historiques sont répartis dans les 3 espaces de la vallée : les crêtes, les collines et le bord de mer ;
3) informer sur l'histoire du village et la conservation de ses vestiges et oeuvres d'art.


Pour citer ce blog : SALLES ChristineL'histoire de la commune de Banyuls, au fil des recherches archivistiques, Blog P.H.I. : Patrimoines et Histoires d'Ici, l'info sur le passé de Banyuls-sur-Mer, http://phi66.canalblog.com/
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11 décembre 2024

La biographie de DOUZANS Sylvestre, procureur municipal élu du 03 juillet 1792 au 13 novembre 1795

Le procureur municipal : Sylvestre DOUZANS

 

     Pour le procureur municipal élu, le cas a été le plus simple puisque nous le connaissons déjà. Sylvestre DOUZANS-SAGOLS (1757-1827) est le grand-père paternel des trois frères Sylvestre, Joseph et Marius DOUZANS auxquels nous avons déjà rendu hommage.

  • 19 juillet 1757 (0 an) : naissance de Sylvestre, Aloys, Raymond fils légitime de DOUZANS Jean et de SAGOLS Marguerite
  • 19 juillet 1785 (28 ans) : mariage avec PAGES Marie, Rose Thérèse
  • 30 juillet 1786 (29 ans) : naissance de sa 1ère fille prénommée Anne, Marie, Angélique
  • 09 mai 1788 (30 ans) : naissance de sa 2e fille prénommée Marthe, Marguerite, Marie
  • 10 août 1789 (32 ans) : décès de sa 2e fille Marthe, Marguerite, Marie 
  • 27 avril 1792 (34 ans) : naissance de ses jumeaux son 1er fils prénommé Jean, Pierre, Hyacinthe et son 2e fils prénommé Pierre, Jean, Adrien, Sauveur
  • 03 juillet 1792 (15 messidor 1792) (34 ans) : élection au sein du conseil général afin d'assurer la charge de procureur municipal.
  • 18 mai 1796 (38 ans) : naissance de son 3e fils prénommé Jacques, Vincent, François
  • 1796 (38 ou 39 ans) : élu maire de la commune
  • 11 octobre 1798 (41 ans) : naissance de sa 3e fille prénommée Marie, Marguerite, Agnès
  • 1799 (42 ou 43 ans) : élu maire de la commune
  • 17 octobre 1801 (44 ans) : naissance de son 4e fils prénommé Hyacinthe
  • 18 novembre 1804 (47 ans) : naissance de son 5e fils prénommé Sylvestre, Jacques, Assiscle = père de Sylvestre, Joseph et Marius
  • 31 janvier 1809 (51 ans) : mariage de sa 1ère fille Angélique avec BATTLE Bonaventure
  • 20 juin 1809 (51 ans) : naissance de ses jumelles sa 4e fille prénommée Marie, Catherine, Anne et sa 5e fille prénommée Marthe, Catherine, Anne
  • 28 février 1816 (58 ans) : Mariage de son 1er fils Jean, Pierre, Hyacinthe avec BUART Marie
  • 12 février 1821 (63 ans) : mariage de son 2e fils Pierre, Jean, Adrien, Sauveur avec LOUET Marguerite
  • 18 juillet 1821 (63 ans) : mariage de sa 3e fille Marie, Marguerite, Agnés avec FORGAS Pierre.
  • 15 avril 1827 (69 ans) : décès à Banyuls-sur-Mer
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22 novembre 2024

Notre nouvelle base de données sur les surnoms banyulencs et ses médiatisations

     Comme certains de nos lecteurs le savent peut être, nous avons ouvert un nouveau blog en septembre 2024, dans le but de recenser les surnoms banyulencs. Sans cesse enrichie, cette liste ouverte est disponible en suivant le lien ci-dessous 👇

     Grâce à cette nouvelle base de données à la fois historique, démographique et généalogique, un point de vu différent s'ouvre sur l'histoire de la communauté banyulencque. Cet éclairage supplémentaire fait émerger de nouveaux axes de recherches, tout en précisant ceux déjà connus.

     Régulièrement, en fonction des thèmes qui émergeront, nous utiliserons nos différents blogs, afin de partager nos découvertes :

  1. Les Banyulencs honorés par la République Français sur le blog du Souvenir Français - Comité de Banyuls-sur-Mer ;
  2. Les Banyulencs récipiendaires de l'Ordre National de la Légion d'Honneur sur le blog des Banyulencs titulaires de la Légion d'Honneur ;
  3. Les Banyulencs "morts pour la France" durant la 1ère guerre mondiale sur le blog des Poilus banyulencs
  4. L'histoire de Banyuls sur ce blog (Patrimoine et Histoire d'Ici)
29 novembre 2024

Connaissez-vous le bal des Rosières ?

     Connaissez-vous la tradition banyulencque appelée "le bal des Rosières" ? Pour la découvrir, nous vous proposons de lire le document posté sur son blog par le regretté Albert CAILLIS. 

     Selon la revue TERRA NOSTRA : "(...) La cobla [orchestre composé des instruments catalans] villageoise est au complet. Sous la baguette de "Crachan" la musique ouvre le bal et la fête commence, riche en divertissements multiples et variés. Auguste Vilarem dit "Crachan", qui était tonnelier, musicien et compositeur, nous a laissé de ravissantes partitions qui sont encore au répertoire de la musique catalane. Il est l'auteur d'un arrangement musical qui devient en 1905 une création délicate et ravissante, typiquement banyulencque : le bal des Rosières. (...)"

     Grâce à la base de données que représentent les surnoms banyulencs, nous pouvons découvrir l'implication de 2 Banyulencs dans la transmission de cette tradition durant les années 1900-1950 :

  1. VILAREM Auguste (15/03/1866-?) dit "Craxan", qui exerçait la profession de tonnelier, tout en étant rugbyman amateur, musicien, chef d'orchestre et compositeur à ses heures perdues (le Jean-Auguste-Dominique Ingres banyulencs en quelque sorte). Auteur d'un arrangement musical nommé "Le bal des Rosières", il menait les musiciens banyulencs lors des bals, des fêtes et des cérémonies.
  2. BERTA Prosper, Gabriel, Patrice (17/03/1883-17/01/1958) dit "Papet", qui exerçait la profession de pêcheur. Prosper a longtemps été l'enseignant de danse, pour les quatre couples de danseurs choisis tous les ans pour ouvrir le bal des Rosières.

     

Sources :

  1. COSTE Titi, GUALL Ramon & PONSICH Pierre, "Banyuls de la Marenda ... fa temps - autrefois", In Revue TERRA NOSTRA, 1977, 74 pages.
1 janvier 1998

Chronologie particulière du village de Banyuls-sur-Mer, IXème-XXIème S.

    Les dates ici données, sont issues des différentes sources (documents, oeuvres d'art, vestiges et témoignages) permettant de reconstituer l'histoire spécifique de la commune de Banyuls. Ainsi se dessine la chronologie générale et particulière du village de Banyuls du Xème au XXIème S.

   Néanmoins, cette chronologie n'est pas calquée sur les chronologies plus larges des différents Etats auxquels le village a appartenus. Elle fait simplement état des informations recueillies dans les sources générées par le fonctionnement de la paroisse puis de la commune de Banyuls-sur-Mer.

     Au sein de cette chronologie particulière émergent 4 périodes historiques qui se chevauchent et s'interpénètrent :

  • le temps du Seigneur ou l'implantation sur les crêtes sous l'impulsion des monastères, Xème-XIIIème S.
  • le temps des seigneurs de Banyuls-Cervèra, 1248-1702, qui se scinde en 2 périodes :
    • la conquête du bord de mer et la structuration du territoire, 1248-1525
    • une famille seigneuriale qui s'éloigne de son "castrum" et de ses terres, 1525-1702
  • le temps de l'Etat français ou la création de la frontière et la sécurisation des côtes qui ouvrent 2 nouvelles activités économiques : la contrebande et le négoce de petit cabotage ainsi que le début de la bascule du centre gravité urbain sur la frange littorale, 1659-Vers 1880.
  • les temps modernes ou l'industrialisation de l'agriculture et l'arrivée du tourisme balnéaire, suite à l'inauguration de la gare, 1876-

Chronologie - Les différents temps Xème-XXèmeS

     Si nous comparons notre chronologie particulière, à la chronologie générale, nous percevons des décalages au niveau des bornes chronologique de chaque période historique. En effet, à Banyuls, le Moyen-Âge ne commence pas en 476 avec la chute de l'empire romain d'occident, mais durant le Xème S., lorsque les 1er colons s'installent au lieu-dit Spillio. Et le Moyen-Âge ne s'achève pas en 1452 avec la découverte du continent américain ou en 1453 avec la chute de Constantinople, mais en 1525 et le départ de Béatrix de Pau seigneur de Banyuls-Cervèra du "castrum" familial.

     De plus, la transition entre le monde médiéval et le monde moderne ne se marque pas subitement au départ de Béatrix de son "castrum". Elle se déroule par paliers entre le procès en 1440 de Jean de Pau seigneur de Banyuls-Cervèra, le mariage en 1525 de Béatrix de Pau sa petite-nièce, l'unique héritière de la seigneurie de Banyuls-Cervèra, et l'inclusion de la paroisse dans le royaume de France en 1659.

     Enfin, établir cette chronologie particulière nous permet de constater notre avancée dans les archives siècles après siècles. Ainsi, il apparaît clairement un trou archivistique pour le XVIème S, qu'il nous appartient de combler au fil de nos recherches.

    Pour apréhender dans sa compléxité, les implications, les méthodes, et les limites de l'outil qu'est la chronologie, nous vous renvoyons vers plusieurs exemples de mise en oeuvre tirés de notre travail de recherches et d'analyses : 

 

Moyen-Âge, IXème-XVIème S. : conquête et structuration du territoire

  • IXème S. (800-900), Xème S. (900-1000), XIème S. (1000-1100) et XIIème S. (1100-1200) : L'implantation sur les crêtes sous l'impulsion des monastères
  • Ouverture des vallées à la colonisation sous la direction des monastères San-Quirze-de-Colera et San-Pere-de-Rodes - Cohabitation entre habitat dispersé et regroupé - Relief + climat + médiocre accès routier = Autarcie => polyculture vivrière adaptée aux différents milieux naturels (montagne, colline, plaine marécageuse) 

 

  • XIIIème S. (1200-1300) et XIVème S. (1300-1400) : La conquête de la totalité du territoire et sa structuration sous le contrôle des seigneurs de Banyuls-Cervèra :
  • Apparition et structuration du pouvoir temporel (roi, comte, seigneur) - Conquête et mise en valeur agricole de la totalité du territoire, avec le début du drainage de la "vassa" littorale, et l'achat du hameau et des terres de Cervèra - L'inclusion dans le royaume de Mallorca - Retour dans le royaume d'Aragon.

 

  • Période de transition : XVème S. (1400-1500) et XVIème S. (1500-1600) : La maîtrise de la zone littorale, durant un siècle d'affrontements qui voit l'éloignement progréssif de la famille seigneuriale des fonctions politiques auprès des rois, mais aussi de leur "castrum" et des terres de Banyuls
  • Ouverture sur la mer (pèche et négoce) - 1ère mention dans les textes de la production locale d'un vin de muscat mordoré, malgré le refroidissement climatique - Occupation du village par les troupes du roi de France - Procès contre Jean et Hugues de Pau - Trou archivistique encore à combler pour le XVIème S.. 

 

Epoque moderne, 1659-1876 : l'impact de la création de la frontière et de la sécurisation des côtes

  • XVIIème S. (1600-1700) : création de la frontière et inclusion dans le royaume de France
  • Fin probable du drainage de la "vassa" littorale - Inclusion dans le royaume de France => Banyuls devient frontalier = développement de la contrebande.

 

  • XVIIIème S. (1700-1800) : la bascule du centre de gravité du village vers la mer
  • Début de l'urbanisation le long de la plage du Voramar - lutte contre la piraterie = développemeent du négoce de petit cabotage - Création de la commune et participation à 1 des épisodes des guerres de la Révolution Française. 

 

Epoque contemporaine, XIXème-XIXème S.

La modernisation d'un antique système de peuplement et de production agricole

L'économie du tourisme

6 août 2026

Conférence : 700 ans de piraterie sur nos côtes

Le Souvenir Français - Comité de Banyuls-sur-Mer vous invite à suivre notre conférence 

 

700 ans de piraterie sur nos côtes

 

Lundi 10 août à 18H00

 

Immeuble Novelty - Salle n° 1 (bouton 4 dans l'ascenseur)

 

Entrée libre et gratuite - Salle climatisée

 

Pour voir la première partie de cette conférence, suivez le lien :

Pour voir la participation de notre comité et des élèves du groupe scolaire Aristide Maillol à la

journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leur abolition, suivez le lien :

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3 mai 2026

Le récapitulatif des noms de familles de 1795 à 1815 (A-K)

Lettre A

 

NOMS 1795 1805 1815
AROLES 0 1 1
ATXER / ACHERS / ACHER / ACHE 4 3 2
AUDRAN 0 1 0
AYAX 0 2 0
AZEMA 0 0 1

 

Lettre B

 

NOMS 1795 1805 1815
BARBA / BARBE 2 0 2
BARRIOL 1 0 0
BASSERES 0 1 0
BATTLA / BAILLE 2 4 2
BAUS / BAUX 1 3 1
BEC 0 1 0
BECE 1 0 0
BLANC 0 0 1
BOHER 0 0 1
BONAFOS 2 0 2
BOUIX 0 0 1
BROUGAT 0 1 0

 

Lettre C

 

NOMS 1795 1805 1815
CABOT 2 2 7
CADENA / CADENE 0 0 1
CAMPAGNOL 0 1 0
CANAS 1 0 0
CARLES 0 1 1
CASES 0 1 0
CASALS / CAZALS 1 0 0
CASTAGNE 0 1 0
CASTELLO 0 0 1
CENTENE 0 0 1
CERBERE / CERVERE 1 0 1
CHELA / CHELE 3 2 2
COC 1 0 0
COLLA 1 0 0
COLLOM 1 0 0
COLOMER 1 0 0
COLOMINES 0 2 0
COMAS 0 1 0
COME 0 0 1
CORBERE 0 0 2

 

COSTA / COSSTA / COSTE 4 5 2

 

 

Lettre D

 

NOMS 1795 1805 1815
DARNER 0 0 1
DAIGUES 1 0 0
DIAS 1 0 0
DOUNIACH 0 1 2
DOUCENGA 1 0 0
DOUSANS / DOUZANS 3 1 2
DRAPER 0 1 0
DYAES 0 1 0

 

Lettre E

 

NOM 1795 1805 1815
ESCOUBEIROU / ESCOUBEÏROU 9 4 5

 

Lettre F

 

NOMS 1795 1805 1815
FABREGUE 0 0 1
FENOUILLET 0 1 1
FERRE / FERRER 0 7 3
FORGAS 0 4 2
FOUCHAC 0 1 0
FOUCHARE 1 0 0
FRANCES 0 0 1

 

Lettre G

 

NOMS 1795 1805 1815
GABY 1 0 0
GAIDA 0 1 0
GAGET 0 0 1
GALANGAU / GALLANGAUT 1 0 4
GAYOL 0 0 1
GERBAL 0 1 0
GIROU 0 1 0
GRANES 0 1 0
GRAU 0 1 0
GUERRA / GUERRE 0 4 6
GUISTAL 0 0 1

 

Lettre H

 

NOMS 1795 1805 1815
HERRE 0 0 2
HOLLET 0 0 1
HORTANCI 0 1 0

 

Lettre I

 

Néant

Lettre J

 

NOMS 1795 1805 1815
JORDA 1 0 2
JOUANOLE 0 0 1
JOUNCAS 0 1 0

 

Lettre K

 

Néant

4 mai 2026

Les stratégies matrimoniales (1795-1815)

Analyse comparative des familles dominantes, 1737-1815

 

Les familles au long cours


Cinq familles apparaissent dans la quasi-totalité de nos instantanés sur l'ensemble de la période 1737-1815 : REITX, SAGOLS, MAILLOL, PAGES et PI / PY. Leur présence régulière, malgré le traumatisme de 1793-1794, suggère un enracinement profond dans la communauté banyulencque.

REITX semble rester la famille la plus puissante démographiquement sur toute la période, avec 37 occurrences sur 1737-1785, puis 26 sur la seule période 1795-1815, confirmant une position dominante que même la guerre n'a pas ébranlée durablement.

 

Les familles dont la présence se réduit


Plusieurs familles importantes dans les registres paroissiaux 1737-1785 semblent s'effacer progressivement dans nos instantanés après 1795 :

  • BARBA, qui totalisait 9 occurrences sur 1737-1785, n'apparaît plus qu'à 2 reprises en 1795 et 2 en 1815, avec une absence totale en 1805.
  • PARER, solidement implantée avec 10 occurrences sur 1737-1785, se réduit à 2 occurrences en 1795, 2 en 1805 et aucune en 1815.
  • BATTLA suit une trajectoire similaire.
  • DOUSANS, présent avec 8 occurrences sur 1737-1785, n'apparaît plus qu'à 3 reprises en 1795, 1 en 1805 et 2 en 1815.

Ces observations doivent cependant être interprétées avec prudence. La nature même de notre dépouillement, un instantané tous les dix ans, ne permet pas d'affirmer que ces familles sont en déclin structurel. Elles peuvent très bien être présentes dans les années non dépouillées.

 

Les familles dont la présence s'affirme


À l'inverse, plusieurs familles peu représentées ou absentes dans les registres paroissiaux semblent s'affirmer dans nos instantanés dès 1795 : 

  • CABOT, modeste avec 8 occurrences sur 1737-1785, apparaît avec une fréquence croissante culminant à 7 occurrences en 1815.
  • ESCOUBEIROU présente avec 9 occurrences entre 1737 et 1785, double sa présence avec 9 mentions en 1795, 4 en 1805 et 5 en 1815. 
  • GUERRA, absente de nos instantanés paroissiaux, s'installe avec 4 occurrences en 1805 et 6 en 1815.
  • VILAREM, stable avec 12 occurrences sur 1737-1785, progresse nettement avec 6 occurrences en 1815.

 

Les nouvelles familles structurantes

  • FORGAS, totalement absente de nos instantanés paroissiaux, apparaît avec 4 occurrences en 1805 et 2 en 1815, s'intégrant progressivement au tissu social de Banyuls.
  • FERRER, présente mais discrète dans les registres paroissiaux avec 5 occurrences sur 1737-1785, connaît quant à elle une progression remarquable avec 7 occurrences en 1805 et 3 en 1815, s'affirmant comme une famille désormais structurante dans la communauté.
  • COSTA, présente de façon discrète avec 1 occurrence en 1737, 1 en 1765 et 1 en 1785, connaît une progression notable avec 4 occurrences en 1795 (dont un père prisonnier de guerre en Espagne) et 5 en 1805, avant de revenir à 2 en 1815. 

 

Une communauté transformée mais fidèle à elle-même

À ce stade de l'analyse, 1737-1815, la communauté banyulencque apparaît à la fois transformée et fidèle à elle-même : 

  • Transformée, car la guerre de 1793-1794 semble avoir redistribué les équilibres entre familles, accéléré le recul de certaines lignées dans nos instantanés et favorisé l'émergence de nouvelles.
  • Fidèle à elle-même, car le noyau endogame des grandes familles, REITX, SAGOLS, MAILLOL, PAGES, PI / PY, demeure visible dans chacun de nos instantanés, perpétuant sur générations après générations les mêmes stratégies matrimoniales observées depuis 1737.
     

Les familles les plus citées

 

en 1795, 1805 & 1815

 

NOMS 1795 1805 1815 TOTAL
REIG 6 13 7 26
MAILLOL 9 7 8 24
SAGOLS 3 9 8 20
PAGES 8 5 6 19
ESCOUBEIROU 9 4 5 18
PY 7 5 5 17
VILAREM 3 3 6 12
CABOT 2 2 7 11
COSTE 4 5 2 11
GUERRE 0 4 6 10
FERRER 0 7 4 10
ATXER 4 3 2 9
MASSOT 3 3 3 9
BATTLA 2 4 2 8
ROCARIAS 3 2 3 8
CHELE 3 2 2 7
REDE 2 2 3 7
FORGAS 0 4 2 6
MARCH 1 2 3 6
PARCE 1 2 3 6
MATHEU 2 2 2 6
GALANGAU 1 0 4 5
MUNICH 1 1 3 5

 

4 mai 2026

La monarchie de juillet 1825, 1835, 1845

 

Année 1825

 

 

Archives Départementales des Pyrénées-Orientales, Série 2E280, Registres d'état-civil de la commune de Banyuls-sur-Mer, 1823-1832

 

NOTA BENE : La vallée de Cosprons qui appartenait à la paroisse de Banyuls depuis le Moyen-Âge, est extraite en 1824, afin de créer la commune de Port-Vendres. Ainsi, les familles installées dans la vallée de Cosprons sont désormais des citoyens de la nouvelle commune de Port-Vendres.

 

  1. AROLES Jean / SUQUET Catherine
  2. ATXER François (décédé le 06/06/1809) / GALANGAU Marguerite
  3. ATXER Jacques / CERBERE Marie (de Llança)
  4. BAILLE Bonaventure / DOUZANS Angélique
  5. BAILLE Matthieu (décédé le 16/06/1824) / PY Elisabeth
  6. BAILLE Pierre / PY Marie (de Cosprons => de Port-Vendres)
  7. BAILLE Sauveur / PY Marguerite
  8. BARBE Narcis / CAMBON Brigitte
  9. BASSERES François / REIG Anne Marie
  10. BAUX Bonaventure / VILAREM Marguerite
  11. BISBE Etienne (de la Selve de mer) / TROLLET Marguerite 
  12. BOHER Joseph / MAILLOL Magdelaine
  13. BONAFOS Jean / SAGOLS Marguerite
  14. BOSCH Pierre (de Llança) / VILA Maria
  15. BUIX Martin (d'Espagne) / GUISSET Marie
  16. CABOT François (décédé avant le décès de son fils Sauveur, le 22/01/1825) / PAGES Marguerite
  17. CABOT Sauveur / ROCARIAS Thérèse
  18. CASEL François (d'Espagne) / SAGOLS Rose
  19. CASTEILLO Jean / FABREGUE Marie
  20. CENTENE Jean / CABOT Rose
  21. CERBERE Vincent / LAURET Marianne
  22. CHALADE Raymond (d'Amélie-les-Bains) / GALANGAU Marie
  23. CHAVARDES François (de Narbonnes) / MAILLOL Marie
  24. CHELE Jacques / DOUGNAC Catherine
  25. COLOMINES Martin / MAILLOL Marie
  26. COLOMINES Martin / COLOMER Léparde
  27. COMEMALE Jean / CHELE Marie
  28. COMEMALE Michel / MAILLOL Rose (décédée le 16/11/1825)
  29. DOUZANS Pierre / [Illisible] Marie
  30. DRAPER Jacques / PRIM Marie
  31. ESCATTLAR Simon (d'Espagne) / COURNIT Marie (d'Espagne) 
  32. ESCOUBEIROU Joseph / FERRER Marie
  33. FERRER Michel / VILAREM Marguerite
  34. GAÏDA Jacques / PRIM Marguerite
  35. GALANGAU François / SAGOSSE Grace
  36. GALANGAU Raphaël / BONAFOS Angélique 
  37. GUERRE Ferréol / GRAU Marie (décédée le 09/07/1825)
  38. GUERRE François / GRAU Rose
  39. GRAU Pierre / SURIACO Marie
  40. HERRE Pierre / MAURI Marguerite
  41. HERRE Sauveur / GALANGAU Rose
  42. HOLLET Pierre / PARCE Marguerite
  43. LAURET Bonaventure / MASSOT Brigitte
  44. MAILLOL Barthélémi / BOCASSE Cécile
  45. MAILLOL Izidore (décédé le 12/05/1818) / SERADEILL Elisabeth 
  46. MAILLOL Jean / COSTE Thérèse
  47. MAILLOL Joseph / PY Marie (décédée avant le mariage de sa fille Marie le 05/02/1825) 
  48. MAILLOL Joseph / CABOT Rose
  49. MAILLOL Joseph / GUERRE Marie
  50. MALECAMP François (de Toulouges) / MAILLOL Marie (veuve de SAGOLS Pierre)
  51. MARCH André / SAGOLS Marie
  52. MARCH Pierre / ATXER Eléonore
  53. MASSOT Jean / PY Thérèse
  54. MASSOT Pierre / GALANGAU Anne Marie
  55. MOLY Jacques / MONICH Marie
  56. MONICH Pierre / REDE Laure
  57. OUILLE Joseph / MIGUEL Marie
  58. PAGES Jean / ESCOUBEIROU Thérèse
  59. PARCE Honoré / SAGOLS Marie
  60. PARCE Joseph / SERRE Rose 
  61. PARCE Pierre / MASSOT Thérèse
  62. PY François (de Cosprons => de Port-Vendres) / BAILLE Elisabeth
  63. PY Jean / CHELE Marie
  64. PY Joseph (décédé le 29/07/1809) / PAGES Agnès
  65. PY Matthieu / MAILLOL Marguerite
  66. REIG François / VILAREM Anne
  67. REIG François / FORGAS Marie
  68. REIG Pierre / PAGES Marguerite
  69. ROCARIES André / CAMBON Marguerite
  70. ROCARIES Joseph / BERNIQUEL Françoise
  71. ROMAND Jacques / ORIOL Marie
  72. SAGOLS Ferréol / PY Agnès (de Cosprons => de Port-Vendres)
  73. SAGOLS Jacques / FORGAS Rose
  74. SAGOLS Jean / PY Marguerite
  75. SAGOLS Jean / SAGOLS Victoire
  76. SAGOLS Joseph / BAGNERES Françoise
  77. SAGOLS Joseph / GALANGAU Thérèse
  78. SAGOLS Maurice (veuf de SOLANE Marguerite) / VILAREM Rose (veuve de FERRER Michel) 
  79. SAGOLS Vincent / LAURET Josèphe
  80. SOLER Joseph (de La Junquéra) / MARCH Marie 
  81. TROLLET Jean (décédé le 11/07/1819) / MASSOT Anne
  82. VILAREM François (décédé le 12/01/1819) / FERRER Anne 
  83. VILAREM Jean (décédé le 16/06/1817) / MASSOT Anne
  84. VILAREM Vincent / SAGOLS Tècle

 

Année 1835


 
Archives Départementales des Pyrénées-Orientales, Série 2E281, Registres d'état-civil de la commune de Banyuls-sur-Mer, 1833-1842
 

  1. ALCOVER Marianno (décédé le 03/10/1833) / REIG Cécile
  2. ALZINE Julien / CAZALINS Gertrude
  3. AROLES Jean / SOUQUET Catherine
  4. AROLES Sébastien / NOGUES Marie
  5. ATXER Sébastien / MASSOT Rose
  6. AZEMA Jean / PY Marianne (décédée le 21/01/1835)
  7. BAILLE Ferréol / MATHEU Angélique
  8. BAILLE François / REIG Marie (veuve de BAILLE Mathias) => Ils déclarent avoir donné naissance à une fille prénommée Catherine née hors mariage, le 24/01/1835, avant de se marier le 15/071835
  9. BAILLE Vincent / FERRER Marianne
  10. BAILLS Pierre / COLL Marie
  11. BAILLS Raphaël / SERRE Françoise
  12. BARBE Fabrisse / CAMBON Brigitte
  13. BARBE Jacques / PRATS Anne
  14. BARBE Jean / PY Marie
  15. BARDETES Philippe (de Palada) / PAGES Marie
  16. BARRERA Jean ou Sauveur selon les actes (de Gérona) / CABOT Anne Marie
  17. BASSERES Pierre / SAGOLS Marguerite
  18. BAUX Michel / VILAREM Thérèse
  19. BEC Ferréol / VILAR Marguerite
  20. BISBE Etienne (d'Espagne) / TROLLET Louise
  21. BLANC Antoine / TROLLET Catherine
  22. BONAFOS Honoré / MAILLOL Brigitte
  23. BOTET Jean / CENTENE Marie
  24. BOUTET Pierre de Aiguatébia) / MAILLOL Marie
  25. CABOT François (veuf en 2nde noce de MAILLOL Marie & fils des défunts CABOT François / SAGOLS Brigitte "décédés à Bagnous sur mer l'année 1794, époque à laquelle la commune était envahie par les Espagnols") / PY Françoise (de Bagur & veuve en 2nde noce de GIBERT Joseph)
  26. CABOT Jean (décédé le 11/09/1928) / PARER Anne
  27. CARBONELL Jean / BAUX Elisabeth
  28. CAMPERE Etienne (décédé le 09/12/1812) / ROCARIAS Thérèse
  29. CASTAGNE Vincent / BOSCH Marguerite
  30. CERBERE Joseph / AUGUSTI Marie
  31. CERBERE Pierre / ESCOUBEÏROU Agnès (de Port-Vendres & décédée le 05/09/1735)
  32. CERBERE Raphaël / [Illisible] Françoise
  33. CHALADE Raymond / GALANGAU Marie
  34. COLOMINES Côme / JUNCAS Marianne
  35. COLOMINES Pierre / BARDIE Thérèse (d'Espolla & décédée avant le décès de son fils Mathieu le 25/02/1835)
  36. COMEMALE Jean / FERRER Thérèse
  37. COMEMALE Jean / CHELE Rose (décédée le 13/10/1832)
  38. COROMINAS Pierre / ATXER Rose
  39. COSTE François / CENTENE Catherine
  40. COSTE Raymond / CABOT Marguerite
  41. DALMAU Pierre (d'Espagne) / BEAUFORT Brigitte
  42. DOUZANS Hyacinthe / PY Marie
  43. DOUZANS Silvestre / BONNET Elisabeth
  44. DRAPER Jacques / PRIM Marie
  45. DRAPER Jean / HOLLET Marisse (mineure)
  46. DRAPER Pierre / MATHEU Elisabeth
  47. ESCATLLAR Simon / MATHEU Marie
  48. ESCOUBEÏROU Joseph / FERRER Marie
  49. FALCUN Paul (d'Italie) / VILLADET Antoinette
  50. FERRER Jean / PARCE Juste
  51. FERRER Jean Ange (décédé le 01/10/1822) / TURON Marie
  52. FERRER Michel / VILAREM Marguerite
  53. FIGUERES Joseph (d'Espagne) / MAILLOL Marguerite
  54. FINE Joseph / MAS Cécile
  55. FONT Gaudérique / BAUX Marguerite
  56. FONT Gaudérique (décédé avant le décès de son fils Gaudérique le 10/101735) / MAILLOL Catherine
  57. FORGAS Jean / COSTE Anne
  58. FORGAS Laurens / ALCOVER Thérèse
  59. GALANGAU Jacques / REDE Marie
  60. GALANGAU Sauveur / FERRER Anne
  61. GUERRE Jacques / PAGES Catherine
  62. GUERRE Jean / PAGES Catherine
  63. GRAU François / PARCE Marthe (décédée le 04/04/1835)
  64. GRAU Jean / SAGOLS Catherine
  65. GRAU Pierre (de Catllard & décédé le 30/09/1735) / SURIANO Marie
  66. HERRE Jean / TROLLET Anne
  67. HOLLET Joseph / CAMPERE Thérèse
  68. HOLLET Pierre / PARCE Marguerite
  69. LANES Joseph / BONAFOS Catherine
  70. MAILLOL André / DARNER Anne
  71. MAILLOL François (décédé le 10/10/1834) / BAILLE Marguerite
  72. MAILLOL Gilles / BUIX Eugénie
  73. MAILLOL Jacques / ESCOUBEÏROU Thérèse (décédée le 28/01/1835)
  74. MAILLOL Jean / DARNER Thérèse
  75. MAILLOL Joseph / PY Rose
  76. MAILLOL Sylvestre / FERRER Marie
  77. MARCH Jean / VILAREM Claire
  78. MARCH Izidore / FERRER Thérèse
  79. MARIOTTI Joseph / DOUGNAC Marie
  80. MARIOTTI Pierre / REIG Sibane  => Ils déclarent avoir donné naissance à une fille prénommé Marie née hors mariage.
  81. MASSAGUE Ange (de Saint-Laurent-de-la-Salanque & décédé le 16/10/1835) / FURTON Marie  
  82. MASSOT Bonaventure / SAGOLS Catherine
  83. MASSOT François / PY Thérèse
  84. MASSOT Martin (décédé le 21/11/1835) / FERRER Thérèse
  85. MATHEU François / SAGOLS Marie
  86. MONICH François / PRATS Rose
  87. MONICH Jean / CASALS Elisabeth
  88. MONICH Joseph / BARBE Rose
  89. MOREAU François / [Illisible] Tècle
  90. MOURETTE Jacques (décédé le 13/10/1831) / PARER Marguerite
  91. NADAL Joseph / REIG Eulalie => Ils déclarent avoir donné naissance à une fille prénommé Marguerite née hors mariage.
  92. NONDEDEU Antoine / MASSOT Marie
  93. NONDEDEU Jean Antoine / BAUX Rose
  94. OUVRE François / SALES Marianne
  95. PAGES François / REDE Magdelaine (décédée le 01/12/1824)
  96. PAGES Michel / REIG Marguerite
  97. PAGES Pierre / PY Françoise (veuve de BAILLE Pierre) 
  98. PAGES Pierre / CALSINA Paule (de Colèra)
  99. PAGES Raphaël / BAILLE Ursule (décédée le 17/09/1731)
  100. PAIAREU Joseph (de Llança) / PURJADES Thérèse
  101. PARER Jean / REIG Rose
  102. PARCE Baptiste / CHELE Catherine
  103. PARCE Baptiste / FONT Claire
  104. PARCE Honoré (décédé le 26/10/1835) / SAGOLS Marie
  105. PARCE Jean / ALCOVER Cécile
  106. PARCE Pierre / MATHEU Françoise
  107. PARCE Jean (décédé le 01/06/1830) / MARBE Brigitte
  108. PARCE Pierre / MASSOT Thérèse
  109. PAYRO Jean (de Villelongue-dels-Monts) / SALVI Rose
  110. PRATS Joseph / MOURETTE Marie
  111. PUJOL Jean / SOLANE Françoise
  112. PY Barthélémi / MAILLOL Thérèse
  113. PY François / REIG Thérèse
  114. PY Jean / MASSOT Marie (décédée le 23/12/1835)
  115. PY Matthias / MAILLOL Marguerite
  116. RAMIO Jérôme / SERRE Thècle
  117. REIG François (décédé le 19/06/1831) / PY Marie
  118. REIG Joseph / ATXER Rose (décédé le 27/12/1835)
  119. REIG Pierre / BOUTET Catherine
  120. REIG Pierre / PARCE Bénédicte
  121. RIBES Alain / PAGES Françoise (décédée le 12/02/1835)
  122. RIBES Bonaventure / DRAPER Marie
  123. ROCARIAS André / CAMBON Marguerite
  124. ROCARIAS François / ESCOUBEÏROU Thérèse
  125. ROIG Jean / AROLES Rose
  126. SAGOLS Bonaventure / HOLLET Marguerite
  127. SAGOLS François / LAURET Brigitte
  128. SAGOLS Jean / MARCH Marguerite
  129. SAGOLS Jean / REIG Elisabeth
  130. SAGOLS Joseph / GALANGAU Thérèse
  131. SAGOLS Pierre / ALOUGES Claire
  132. SAGOLS Raymond (décédé le 14 mari 1735) / REDE Marie
  133. SALA Cyprien / COLOMINES Marie
  134. SARDA Antoine (de Saint-Laurent-de-la-Salanque) / JALABERT Françoise (d'Elne & veuve de BOIX Joseph)
  135. TOCABENS Gaudérique / RODO Catherine (de Saint-Clement Secèbes)
  136. TOCABENS Pierre / CAMPS Anne
  137. TROLLET Jean Antoine (décédé le 16/07/1819) / MASSOT Anne
  138. TROLLET Michel / COSTE Marie
  139. VASSAL Jean / DESSEAUX Adélaïde
  140. VERNET Augustin / GRIMAU Thérèse
  141. VILA Michel (d'Espagne) / BOSCH Thérèse 
  142. VILAREM François / PAGES Ursule
  143. VILAREM Jean / BAILLE Claire (décédée le 12/09/1832)
  144. VILAREM Jean / DATIU Thérèse
  145. VILAREM Jean (veuf de REIG Thècle) / FERRER Magdelaine (mineure)
  146. VILAREM George / TROLLET Françoise
  147. VILAREM Pierre / GARIDOU Thérèse
  148. VILAREM Raphaël / CAZES Thérèse
9 mai 2026

Synthèse des dynamiques matrimoniales & Proposition de classement structurel des lignages (1737-1875)

 

Synthèse des dynamiques matrimoniales (1737-1785)

 

La première phase (1730-1774) est celle d'un cycle de croissance et de reflux. Le village part de 497 habitants en 1730, monte à 835 vers 1765, puis retombe exactement à 497 habitants en 1774. Ce retour au chiffre de départ est frappant et suggère un épisode de surmortalité ou de départs massifs.
Or le nombre de couples cités suit une évolution partiellement dissonante. Il passe de 37 en 1737 à 31 en 1745, remonte à 37 en 1755, puis grimpe à 46 en 1765. Le creux de 1745 est aussi celui du réseau matrimonial dans son état le plus vulnérable, système encore centré sur un noyau restreint dominé par REIG, relais peu autonomes, périphérie quasi inexistante. La remontée ensuite accompagne simultanément la croissance démographique et la densification relationnelle : émancipation progressive des relais, multiplication des échanges N×R, et premières alliances périphériques visibles.
Mais surtout, en 1775, soit un an après le retour à 497 habitants, on compte 50 couples, et le réseau a atteint sa maturité polycentrique. La chute démographique de 1774 n'a donc pas entamé la vitalité matrimoniale. Ce décalage est significatif. Il suggère que la communauté qui subsiste après la crise est plus dense relationnellement que celle d'avant, comme si la crise avait éliminé les lignages les moins intégrés en consolidant le tissu des familles restantes, précisément celles qui formaient le noyau et les relais.
 
La seconde phase (1774-1789) est celle d'une croissance explosive. En quinze ans, la population passe de 497 à 1204 habitants. Le nombre de couples cités atteint 61 en 1785, poursuivant sa progression régulière. Cette croissance démographique spectaculaire intervient précisément au moment où le réseau matrimonial a atteint son stade de pleine maturité : noyau polycentrique stable, relais devenus l'armature sociale du village, frontières poreuses entre périphérie et espace intermédiaire. Un réseau aussi dense et hiérarchisé est structurellement mieux équipé pour absorber un afflux de population qu'un système encore centré et fragile.
Les relais jouent ici un rôle décisif. C'est par eux que les nouveaux lignages s'intègrent progressivement, comme en témoigne la trajectoire de GALANGAU, marginal en 1745, connecté au noyau en 1785.

Cependant, la progression matrimoniale reste modérée au regard de l'explosion démographique. La population est multipliée par 2,4 quand le nombre de couples ne fait que doubler sur l'ensemble de la période. Cela indique que la croissance est portée en partie par une immigration de familles encore peu intégrées au réseau, présentes dans les feux mais pas encore visibles dans les échanges d'alliances, ce qui correspond précisément au profil des familles périphériques.
 
Au total, le nombre de couples cités progresse de façon remarquablement continue (31, 37, 46, 50, 61) quelles que soient les turbulences démographiques, ce qui en fait un indicateur de la robustesse structurelle du réseau plus que de sa taille. La démographie fluctue, connaît des crises et des explosions ; le réseau, lui, s'épaissit sans interruption, précédant et conditionnant chaque fois la dynamique de population plutôt qu'il ne la suit.

 

Proposition de classement structurel des lignages (1737-1785)

Le classement ne repose pas uniquement sur le volume brut des citations, mais sur plusieurs critères combinés :

continuité chronologique ;
densité de présence ;
capacité à produire des alliances internes ;
rôle dans la circulation matrimoniale ;
stabilité ou fragilité du lignage ;
degré d’intégration dans le réseau.

 

1. Noyau central (N)

Critères

Présence quasi continue sur toute la période ;
fréquence élevée ;
alliances récurrentes entre eux ;
rôle structurant dans la reproduction du système ;
forte capacité d’intégration des autres familles.

Familles

REIG / REIX / REITX
MALLOL / MAILLOL
SAGOLS
PAGES
PI / PY
VILAREM

Justification

Ces lignages dominent constamment les registres et forment le cœur endogame du système matrimonial.
Leurs alliances réciproques sont nombreuses et régulières :

REIG ↔ SAGOLS
REIG ↔ MALLOL
REIG ↔ PY
REIG ↔ VILAREM
PAGES ↔ SAGOLS
VILAREM ↔ PAGES

REIG constitue clairement le grand hub relationnel du système.

 

2. Relais (R)

Critères

Présence longue mais irrégulière ;
fluctuations importantes ;
forte mobilité matrimoniale ;
rôle de connexion entre noyau et périphérie ;
capacité à former un sous-réseau autonome.

Familles

ATXER
MASSOT
PARER
REDE / REDA
CABOT
ROCARIAS
MARCH
DOZANS / DOSANS / DUSANS
GALANGAU
BATLLA / BATTLE
CHELE / XELA
PARCE
JORDA / JOURDA
MUNICH
TRULLET
MATHEU
BARBA
VALLS

Justification

Ces familles ne dominent pas le système, mais elles assurent sa cohésion relationnelle. Elles :

échangent avec le noyau ;
s’allient entre elles ;
absorbent les périphéries ;
servent d’interface avec l’extérieur.

Certaines deviennent particulièrement importantes après 1765 :

MASSOT
PARER
REDA
GALANGAU est un excellent exemple de mobilité structurelle : marginal en 1745, relais intégré en 1785.
DOZANS

 

3. Périphérie intégrée (P)

Critères

apparition plus tardive ;
présence encore modérée ;
intégration progressive ;
alliances surtout avec relais ou noyau ;
faible autonomie relationnelle au départ.

Familles

ESCOUBEIROU / ESCABEYRO
GUERRA / GUERRE
FERRER / FARRE
COSTA
GRAU
MAURI / MAURY
AROLES
FABRE
CASALS
LAURET
LHOSTA
JULIA

Justification

Ces lignages apparaissent progressivement dans les instantanés et commencent lentement à s’enraciner. Ils dépendent d’abord des alliances avec le noyau, puis des relais.

Exemples :

PAGES × ESCOUBEIROU ;
PARCE × GUERRA ;
GALANGAU × SAGOLS.

Certaines de ces familles semblent en transition vers le statut de relais :

GALANGAU (déjà passé en 1785) ;
COSTA ;
ESCOUBEIROU ;
GRAU.

 

4. Extérieur / passage / absorption (X)

Critères

présence unique ou très faible ;
absence de continuité ;
lignages non enracinés ;
souvent femmes venues de l’extérieur ;
pas de réseau autonome identifiable.

Familles = Extérieurs ponctuels

ALEGRESA
AGOSTY
ARAMIS
ARMANYACH
AUGUET
AYAX

BADIE
BARRIS
BERTRAND
BONAFOS
BOSQUET
BRIAL

CAMPA
COMTA
COMMEMALE
COROMINAS

DAULIS
DELMON
DONATE

FABREGA

GERBAL
GIRONELLE

HULLET
LARASON
LLOBET

MAJORAL
MARILL
MORATO

PADERN
PLA
POMAROLAS
PRIMAIRE

RAFARD
RIBES
ROCA
ROLLAND
ROMEU
ROQUET

SALA
SANTAREILLE
SOLANES
SOULIER

TROUNYO

VAGAS
VILA
VILARDELL
VILLANOVE

Justification

Ces patronymes apparaissent une seule fois, ou de manière très discontinue, sans densification relationnelle. Ils correspondent souvent à des conjoints venus d’ailleurs, à des familles non enracinées, à des lignages absorbés par le système local.

 

5. Cas limites / hybrides

GALANGAU = Évolution périphérie → relais.

ESCOUBEIROU = Encore périphérique, mais en voie d’intégration forte après 1765.

COSTA = Situation intermédiaire avec faible volume, mais connexions croissantes avec le noyau.

MUNICH = Petit volume mais forte qualité relationnelle, plutôt relais tardif.

 

6. Vision synthétique du système

Le village fonctionne comme une structure concentrique dynamique :

Niveau    Fonction
Noyau    Stabilise et reproduit le système
Relais    Connecte et fluidifie les échanges
Périphérie    Renouvelle et alimente le système
Extérieur    Fournit des apports ponctuels

Mais ces catégories ne sont pas figées. Un lignage peut : monter (GALANGAU), décliner (BARBA), s’intégrer progressivement (ESCOUBEIROU), ou disparaître.

7 janvier 2020

De la Casa Vella à la Casa Nova, l'histoire de la Villa Douzans, 1708-2015

 

     Au fil de la lecture de ce livre abondamment illustré, découvrez l'histoire de la villa Douzans, toujours propriété familiale depuis la pose de sa 1ère pierre en 1708. Construite par le paysan Sylvestre Douzans à la fin du règne de Louis XIV, elle est agrandie par le négociant Sylvestre Douzans au début de la Révolution Française, avant d'être décorée par Aristide Maillol à la fin du XIXème siècle à la demande du capitaine de vaisseau Marius Douzans. 

     Propriété depuis 2012 du medecin Nathalie Spitzlei, descendante en directe ligne de Sylvestre le paysan, la villa Douzans est classé au titre des monuments historiques, afin de protéger les peintures murales réalisées par Aristide Maillol, et restaurées en 2015.1) Villa Douzans - Introduction - Livre - 1ère de couverture


Pour vous procurer ce guide, rendez-vous :

  • au bureau de tabac L'Arlequin (Avenue Général de Gaulle)

Bureau de tabac L'Arlequin

29 juillet 2023

Art - Urbanisme - Bord de mer

Logo Royaume de France - Politique Logo Temps Modernes - Politique

 

1) L'obélisque de Banyuls-sur-Mer, le monument aux morts des Banyulencs décédés pour défendre la Révolution Française

     Résumé : Les différents types de monuments funéraires présent sur la commune de Banyuls

 

2) Visite guidée en vidéos : Les vestiges de la Révolution Française

     Résumé : Une balade, afin de retrouver les vestiges de la Révolution Française sur le front de mer.

 

3) Aristide Maillol le décorateur de la Villa Douzans : Conférence vidéo

     Résumé : Une des oeuvres du jeune diplomé des Beaux-Arts qui débute sa carrière artistique

 

4) Visite guidée en vidéos : 3 sculptures d'Aristide Maillol

     Résumé : Comprendre 3 des oeuvres exposées sur le front de mer de son village natal. 

 

5) La signification du monument aux morts sculpté par Aristide Maillol en 1933

     Résumé : Quel angle Aristide a-t'il voulu mettre en avant, lorsqu'il réalise le monument aux morts de sa commune natale ?

 

6) Conférence vidéo : Les monuments aux morts du département des Pyrénées-Orientales sculptés par Maillol et Sudre

     Résumé : Une lecture synoptique du travail singulier de deux sculpteurs, occupés chacun de leur côté à rendre hommage aux soldats ""morts pour la France" durant la seconde guerre mondiale.

 

7) Non toutes les statues exposées à Banyuls ne sont pas d'Aristide Maillol

     Résumé : Qui a sculpté le groupe statuaire "Les danseurs de sardane" ?

 

8) Pat ROWLAND nous explique son oeuvre Les danseurs de sardane

     Résumé : La sculptrice nous raconte la génèse et la création de son oeuvre

 

15 avril 2004

Politique

Logo Moyen-Âge - Religion Logo Moyen-Âge - Politique

Histoire Banyuls - 1ère de Couverture

     Au niveau politique, la vallée de Banyuls suit le grand mouvement qui traverse et structure les Etats chrétiens d'Europe Occidentale, du Xème au XVème siècles. Cette longue période connaît quatre points de rupture :

  • Dans les mains du Seigneur : de 931 à 1249, le pouvoir terrestre et spirituel est détenu par les abbés du monastère Sant-Quirze bâti dans l'actuel "municipi" de Colèra. En donnant le haut de la vallée au monastère, le comte d'Empurias charge les moines d'ouvrir la vallée de Banyuls encore sauvage, au peuplement et à la mise en culture ;
  • De l'abbé à l'évêque : dans un leg daté de 1135, le comte du Roussillon donne une terre située dans la "parrochia" (paroisse) de Banyuls. Il semble donc qu'au début du XIIème siècle, le pouvoir spirituel soit passées des mains des "abbas" (abbés) du monastère Sant-Quirze, à celle du "bisba" " (évêque) installé dans la cathédrale d'Elne, qui nomme un "rector" (prêtre) attaché à l'église paroissiale. Donc, au début du XIIème siècle, les abbées de Sant-Quirze cèdent le pouvoir spirituel sur les âmes des habitants, tout en conservant le pouvoir temporel sur les terres de la vallée.
  • Dans les mains des seigneurs : de 1249 à 1789, le comte d'Empurias crée la seigneurie de Banyuls, le nouveau cadre politique local, qu'il confie à une de ses familles vassales, la famille de Pau / Pavo. Le nouveau "donzell" (seigneur) de Banyuls fait construire son "castrum" (château) en face de l'église Santa-Maria. Ainsi, il marque le passage du pouvoir temporel des mains de l'abbé de Sant-Quirze, aux siennes. Ce cadre politique reste en vigueur, jusqu'à la Révolution Française avec l'abolition des privilèges een 1789 et la création de la commune de Banyuls-sur en 1790 ;
  • Dans les mains des rois : à la fin du XIIIème siècle, la volonté des rois d'imposer progressivement la puissance publique qu'ils exercent, au détriment des puissances des ducs et des comtes, traverse régulièrement la vallée de Banyuls, au fil des mésententes entre es royaumes de France et d'Aragon. La vallée de Banyuls passe d'abord des mains du roi d'Aragon à celles des roi de Mallorca en 1276. Revenue dans la couronne d'Aragon en 1344, elle est prise militairement par le roi de France en 1463, qui la rend au roi d'Aragon en 1495.

1) Paroisse : Le point de départ : Vers 981, est construit le premier bâtiment public dans la vallée de Banyuls, l'église Santa-Maria. Construite au lieu-dit "Spilio" (devenu Les Abeilles) sous le col de Banyuls, à la demande de l'abbé du monastère Sant-Quirze, les offices sont célébrés par un moine. Elle est bâtie en pierre sèche, selon les caractéristiques du début de l'art roman. Une abside semi circulaire percée d'une étroite fenêtre cintrée orientée à l'est, ouvre sur une petite nef rectangulaire, le tout est recouvert d'une charpente en bois. Dans la vallée de Banyuls, l'église semble être un point d'attraction urbain. Pendant que les terres de la vallée sont lentement colonisées du Xème au XIIIème siècles grâce au système du mas (habitat dispersé), se forme un petit hameau autour de l'église Santa-Maria.


2) Féodalité :  S'appuyer sur les travaux antérieurs pour produire du nouveau : Afin de cerner le nouveau pouvoir politique qui apparaît dans la vallée en 1223 avec l'arrivée du premier "donzell" de Banyuls, et qui va perdurer jusqu'en 1789-1790 avec l'abolition des privilèges et la création de la commune de Banyuls-sur-Mer, nous avons décidé de suivre la piste généalogique. Nous nous sommes ainsi lancés dans la reconstitution de la principale famille seigneuriale de Banyuls, la famille de Pau ou de Pavo (les deux orthographes coexistent dans les textes). Il nous paraît important de préciser que nous ne nous sommes focalisés que sur les branches qui ont réellement exercé les fonctions de seigneurs de Banyuls, de Cerbère et de Banyuls-Cerbère. Pour ce faire, nous nous sommes appuyés essentiellement sur 5 ouvrages. A ces ouvrages se sont rajoutées les archives de la famille Douzans-Belle-Magne. Grâce à ces nouveaux documents, nous avons pu établir les différents propriétaires de l'ancien "castrum" seigneurial construit en 1249, devenu le mas prospère et isolé des Abeilles à partir de 1789.


3) Royautés : Une zone frontière disputée : La vallée de Banyuls a été rattachée à trois royaumes, de 931 à 1495. Partagée entre les comtes du Roussillon et d'Empurias, elle est réunie en 1248 dans les seules mains du comte d'Empurias, vassal du Roi d'Aragon qui est aussi comte de Barcelona. En 1276, estimant que la vallée est toujours intégrée dans le comté du Roussillon, le roi Jaume Ier de Mallorca, fait de la vallée de Banyuls la frontière littorale sud entre son royaume et celui de son frère Père le roi d'Aragon. Cette nouvelle frontière se marque dans les paysages, avec la construction d'une tour de guêt, sur le pic de Madeloc. Avec la disparition du royaume de Mallorca en 1344, la vallée de Banyuls réintègre le royaume d'Aragon et le comté d'Empurias. En 1463, le roi de France Philippe III, se rend militairement maître du Roussillon. La vallée de Banyuls est occupée par les soldats français, et le seigneur de Banyuls resté fidèle au comte d'Empurias, est destitué de son titre, de ses droits et de ses biens dans la vallée en 1477. En 1495, le roi de France rend le Roussillon au roi d'Aragon, qui rétablit le seigneur de Banyuls dans son titre, droits et biens dans la vallée de Banyuls. 

29 juillet 2023

Routes, rues, et place - Urbanisme - Bord de mer

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1) Les évolutions de l'accès routier au village de Banyuls-sur-Mer

     Résumé : De la route médiévale à la route départementale n° 914 actuelle.

 

2) Fixer les limites de l'espace public : les problèmes posés par les escaliers au XIXème S.

     Résumé : La rationalisation de l'espace public

 

3) Un fusil ayant participé aux batailles du col de Banyuls ?

     Résumé : Un fusil conservé dans une maison située dans la rue "Maire Rocarias"

 

4) André Rocarias n'occupait pas la fonction de Maire durant l'année 1793

     Résumé : Le 3ème maire élu n'était pas André Rocarias

 

5) La création de l'actuelle place Paul Reig, 1794-1894

     Résumé : L'épopée de la construction de la place du village du bord de mer.

 

6) 1869, lorsque l'éclairage des rues nous renseigne sur l'urbanisation de certains quartiers

     Résumé : La grogne soulevée chez certains concitoyens, par la volonté de la municipalité d'introduire un système d'éclairage public à huile.

 

7) La gare Banyuls-las-Elmas, 1876

     Résumé : L'arrivée du chemin de fer dans la vallée avecl'inauguration de la gare.

 

8) 1903, Arrivée de l'électricité dans le village de Banyuls-sur-Mer

     Résumé : L'éclairage des rues et des foyers grâce à l'électricité

 

9) Odonymes banyulencs : Et pourquoi pas Sylvestre ?

     Résumé : Aristide Maillol, François Bassères et Marius Douzans : les Banyulencs ayant une rue portant leur nom

 

10) Odonymes banyulencs (quater) : Jean le seul franc-maçon a avoir conservé sa rue à Banyuls de 1941 à 1944 ?

     Résumé : La biographie de Jean Bourrat

 

11) Odonymes banyulencs : Vincent Azéma dit "El Bédui", une vie au service de son pays et de son village

     Résumé : La biographie de Vincent Azéma, maire et résistant 

 

12) Officier AZEMA Vincent (1879-1961)

     Résumé : La fiche du légionnaire Vincent Azéma (maire de Banyuls)

 

13) Odonymes banyulencs : Hommage à Jean PARCÉ

     Résumé : L'action de Jean Parcé dans la Résistance port-vendraise (ancien maire de Banyuls)

 

14) Chevalier PARCE Jean (1898-1975)

     Résumé : La fiche du Légionnaire Jean Parcé (ancien maire de Banyuls)

 

15) Odonymes banyulencs (ter) : Où a bien pu passer Philippe ?

     Résumé : L'engagement de Marc Aroles dans la 2ème D.B. du maréchal Philippe Leclerc de Hautecloque

 

16) Odonymes banyulencs (bis) : Mais qui était donc Emil ?

     Résumé : Le fonctionnement de l'hôpital bénévole n° 13 bis, de 1914 à 1916, sous la direction d'Emil Racovitza

 

17) Lorsqu'une déviation routière nous fait remonter le temps

     Résumé : La modification de la départementale n° 914

7 janvier 2003

Urbanisme

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1) Paroisse

1) Eglise Saint-Jean-l'Evangéliste, XIIIème S La construction de la nouvelle église en bordure du marécage littoral, qui devient l'église paroissiale durant le XIVème siècle, en remplacement de l'église Sainte-Marie-des-Abeilles

2) La chapelle Saint-Jean-de-la-Vassa, XIIIème S. La construction de la chapelle votive dans le marécage


2) Hameaux del Puigo et de l'Horta

1) Conférence : Le peuplement du village de Banyuls-sur-Mer (IXème-XIVème S.) La dynamique de peuplement dans la vallée de Banyuls

2) Le peuplement du village de Banyuls-sur-Mer (IXème-XIVème S.) La constitution de 3 hameaux dans la vallée de Banyuls, auxquels s'ajoutent le hameau de Cosprons au nord et celui de Cerbère au sud 

3) Eglise comme centre La géographie historique pour réponde à la question suivante : Quand et où le village est-il apparu dans la vallée ?

4) La création des hameaux du Puig-del-Mas et de la Rectorie, XIIème-XIIIème siècles Les deux nouvelles implantations urbaines dans les collines


3) Démographie

1) Les familles banyulencques, XIVème-XIXème siècles Les différentes vagues de migration qui peuplent la vallée de Banyuls

2) Les Communes de naissance des Banyulencs morts pour la France durant la 1ère Guerre Mondiale Une majorité de Banyulencs

 

15 mars 2004

Frontière

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Histoire Banyuls - 1ère de Couverture

     En 1643, les royaumes de France et d'Espagne entre en guerre. Dix ans plus tard, la vallée de Banyuls-sur-Mer est occupée par les soldats français, et Anna de Rocaberti "donzelle" (seigneure) de Banyuls est destituée de son titre, droits et biens par Louis XIV, au profit d'un des maréchals de camp de son armée, le marquis Jacques de Souillac, sieur de Châtillon. Avec la signature du traité des Pyrénées en 1659, le Roussillon est intégré dans le royaume de France. La vallée de Banyuls devient ainsi la frontière littorale entre les royaume de France et d'Espagne. 

Livre BATAILLES COL DE BANYULS     En 1793, la France déclare la guerre à l'Espagne. Très rapidement, l'affrontement tourne à l'avantage des Espagnols qui occupent le Roussillon et encerclent la ville de Perpignan. Pour réduire la pression sur la ville, le député Claude Fabre décide de porter la guerre dans le royaume d'Espagne. L'idée est d'envoyer des troupes françaises encercler le port de Rosas. L'expédition de Rosas, part de la forteresse de Collioure. Une partie des troupes françaises arrive dans le village de Banyuls en octobre 1793. Après deux batailles qui se déroulent au col de Banyuls, le village est occupé par les armées espagnoles, de décembre 1793 à avril 1794. Libérée par les armées françaises commandées par le général Jacques Dugommier, la vallée de Banyuls sur mer a perdu quasiment 1/3 de sa population en quelques mois.

Livre GUERRE 39-45     Durant la première guerre mondiale, la Sûreté du Territoire installe un poste d'observation dans le mas des Abeilles, afin de surveiller le passage du col de Banyuls. Le village voit arriver les troupes allemandes qui s'installent le 11 novembre 1942. Ils surveillent la côte et, la Feldgendarmerie assistée de ses féroces bergers allemands, patrouille le long de la frontière en contrôlant le passages du col de Banyuls. Malgré ce dispositif, plusieurs Banyulencs décident de s'évader afin de rejoindre les Forces de la France Libre (F.F.L.). La frontière passée, ils sont pris en charge par le gouvernement espagnol, qui les échangent contre des sacs de farine, aux autorités anglaises qui les transportent jusqu'au Maroc, où ils s'engagent soit dans la 2ème DB, soit dans la 1ère armée, soit dans les aviations françaises et anglaises.


1) Batailles du col de Banyuls, 1793-1794 : Le dialogue incessant entre le particulier-local et le général. Au fil de nos recherches archivistiques, nous avons constaté une assignation erronée à la fonction du troisime maire élu de 1793 à 1795. Contrairement à toutes les références bibliographiques (sauf chez Michel Ferrer, le premier chercheur à trouver et à publier l'information en 1994) et à la mémoire collective du village, André Rocarias n'était pas le 1er maire élu de la commune en 1793, et ce n'était peut-être pas lui qui guidait la troupes banyulencque supplétive terrestre, durant les deux batailles qui se déroulent au col de Banyuls à la fin de l'année 1793. Nous avons alors suivi 2 axes. D'une part, nous avons poursuivi nos recherches dans les séries disponibles aux Archives Départementales des Pyrénées-Orientales, afin de lancer une campagne de collecte large, dans le but d'établir une chronologie documentaire, dans une recherche d'exaustivité. D'autre part et en même temps, nous informions la collectivité, de l'avancée de nos recherches et surtout de nos trouvailles, dont les informations venaient heurter la connaissance de la mémoire collective. De ce double attelage est né un moment cinétique, fruit du couple formé par les forces centripètes et centrifuges. Pendant que ce mouvement nous décentrait de l'événement particulier et local vers le contexte général, il recentrait l'attention de la communauté en réactivant sa mémoire collective. En élargissant notre vision des deux batailles qui se déroulent sur le col de Banyuls, nous avons obtenu une vue aérienne des contextes politiques national et départemental, durant les guerres révolutionnaires. Alors que notre communication au fil de nos découvertes, a ramené vers notre comité des documents ... et un fusil, détenus par des familles banyuencques Callis, Douzans-Belle-Magne et Mounier. Ce mouvement a permis de faire émerger, de regrouper et de publier des documents et un objet encore inconnus. De ce moment, a émergé une nouvelle théorie, à rattacher à la chronologie du village et à sa mémoire collective : De 1793 à 1795, François Pagès, un négociant de petit cabotage, est élu comme troisième maire de la commune de Banyuls. Il est assisté dans sa tâche par six conseillers municipaux, dont André Rocarias qui remplit la fonction d'officier d'état-civil, et un procureur municipal, charge occupée par Sylvestre Douzans, un négociant de petit cabotage et cousin germain de François Pagès. De ces trois hommes, qui guidait la flotte de barques banyulencques durant la première bataille, et la troupe banyulencque supplétive terrestre durant les deux batailles ? La réponse n'est pas encore complètement documentée. En revanche, l'occupation espagnole du village a suffisament marquée les habitants pour que leurs descendants demandent pendant un siècle, et finissent par obtenir la construction de l'obélisque commémoratif en 1894.


2) Surveillance, 1914-1918 : Contrôler le passage : Durant la première guerre mondiale, même si la France et l'Espagne ne sont pas en guerre, la Direction de la surveillance du territoire installe quelques hommes au mas des Abeilles, afin de surveiller le col de Banyuls, l'un des passage entre la France et l'Espagne.


3) Evasion, 1942-1945 : Rejoindre de Gaulle : L'arrivée des troupes allemandes dans le village de Banyuls-sur-Mer, le 11 novembre 1942, et l'occupation qui s'en suit, couplée au Service de Travail Obligatoire (S.T.O.), poussent 2 femmes et 54 jeunes hommes à s'évader de la France, afin de rejoindre le Maroc et les Forces de la France Libre. Certains s'engagent auprès du Maréchal Leclerc dans sa 2ème Division Blindée, d'autres s'enrôlent dans la 1ère armée du Maréchal Delattres, et quelques uns rejoignent les armées de l'air française et anglaise.

1 février 2020

1653-1790 : de la petite noblesse médiévale aux paysans aisés

     Par lettres royales, en 1653, tous les biens, honneurs et titres d'Anna de Rocaberti (15) et de ses héritiers, sont transférés à Jacques de Souillac (16), seigneur de Châtillon, maréchal de camp des armées de Louis XIV et lieutenant du roi pour le Roussillon et la Cerdagne. Il devient ainsi le premier seigneur de Banyuls-Cervéra non natif de Catalogne, et non issu de la famille de Pau.

151 P) Jacques de Souillac 1655

     Cependant, il profite peu de sa seigneurie puisqu'elle lui est confisquée en 1655, pour être confiée à Benoît de Bassèdes y Calvo (17).

      En 1659, avec la signature du Traité des Pyrénées, la seigneurie de Banyuls-Cervéra est intégrée dans le royaume de France. Ce transfert de royaume ne change rien pour le seigneur de Banyuls-Cervéra. Benoît (17) n'entend pas résider dans sa seigneurie. Moyennant une confortable redevance annuelle, en 1696 il nomme à la foncton de "batlle" (bailli = représentant du pouvoir seigneurial) Cômes Xatart y de Costa.

151 Q) Benoît de Bassèdes 1655

      En 1702, sont restitués aux héritiers d'Anna de Rocaberti (15) leurs droits, biens, titres et honneurs sur la seigneurie de Banyuls-Cervéra. Cependant, ils préfèrent les vendre au "battle" Côsmes Xatart y de Costa (18) qui prend désormais le titre de seigneur de Banyuls.

      Que représente le titre de seigneur de Banyuls en ce début de XVIIIème siècle ? Le seigneur de Banyuls-Cervéra ne possède en propre que le château des Abeilles, les terres qui l'entourent, et des parcelles disséminées sur le territoire de la seigneurie. De plus, en sa qualité de seigneur, il perçoit des droits pour les usages des bois et vacants, des routes, des moulins, de la rivière. Enfin, son titre de noblesse, lui donne droit à l'exemption de nombreux impôts. Donc, si la fonction de seigneur n'a plus l'ampleur et le poids qu'elle a pu recouvrir durant les siècles précédents, son achat représente une position sociale prestigieuse ainsi qu'un excellent placement financier. 

151 R) Côsmes Xatart 1714

      Ainsi, de 1719 à 1789, la seigneurie de Banyuls-Cervéra se revend entre roturiers aisés. Selon l'historien Guy Chaussinand-Nogaret, en 1789 au minimum un quart de la population noble a un principe de noblesse ne remontant pas avant 1700 « en 1789 le nombre de familles qui ont accédé à la noblesse dans les deux derniers siècles de l'Ancien Régime doit représenter au moins les deux tiers du total. » 

     Le dernier seigneur de Banyuls-Cervéra Dominique Izern de Rigarda perd son titre le 19 juin 1790, lorsque l'Assemblée constituante abolit la noblesse.


1 février 2020

1525-1653 : la fin de la lignée des seigneurs de Pau

       Sa majorité atteinte, Béatrix de Pau (11) prend la fonction de seigneur de Banyuls-Cervéra. Elle se marie en 1525 avec François de Rocaberti seigneur de Belléra. Le couple donne naissance à 3 fils : François, Jacques et Antoine.

151 K) Béatrix de Pau 1525

     A une date que les archives consultées n'ont pas encore révélée, François de Rocaberti (12) succède à sa mère Béatrix de Pau (11) à la fonction de seigneur de Banyuls-Cervéra.

151 L) François de Rocaberti 1637

      François (12) décède sans enfant vers 1637, son frère cadet Jacques (13) lui succède à la fonction de seigneur de Banyuls-Cervéra.

151 M) Jacques de Rocaberti 1649

     Vers 1649, Jacques (13) décède sans enfant. Son frère Antoine (14) lui succède à la fonction de seigneur de Banyuls-Cervéra.

151 N) Antoine de Rocaberti 1649

     Avant 1653, Antoine (14) décède en laissant Anna de Rocaberti (15) sa seule fille encore mineure, l'unique et dernière héritière de la seigneurie de Banyuls-Cervéra et de l'ancestral château des Abeilles.

151 O) Anna de Rocaberti 1653

 

     Pour des raisons que les sources n'ont pas encore livrées, en 1653 tous les droits, possessions, titres et honneurs de la famille seigneuriale de Pau, sont ôtés à Anna de Rocaberti (14) et ses héritiers, pour être confiés à Jacques de Souillac, sieur de Châtillon (15).


1 février 2020

1395-1525 : de la guerre privée à l'amenuisement de la lignée seigneuriale

     Si Guillhem (A) seigneur de Cervéra et Bérenger (5) seigneur de Banyuls avaient cohabité pacifiquement. Il n'en va pas de même pour leurs descendants et successeurs respectifs. A la mort de Bérenger (5) en 1395, son fils Joan (6) lui succède à la fonction de seigneur de Banyuls. Dans la foulée, il déclare la guerre à François (B) qui a succédé à son père à la fonction de seigneur de Cervéra. En 1407, une paix définitive est signée entre les 2 seigneurs.

     Joan (6) et François (B) sont tous les 2 des familiers de la cour de Pédro Luna, le pape Benoît XIII qualifié d'antipape. Devant l'élection du pape Boniface IX, Benoît XIII refuse de quitter sa charge papale. Assiégé pendant 5 ans dans son palais d'Avignon, par les armées du roi Charles VI, aidé par François de Pau (B) Benoît XIII s'enfuit et se réfugie chez le comte de Provence. Afin de faire reconnaître sa qualité de pape, Benoît XIII envoie de nombreux émissaires plaider sa cause auprès des seigneurs les plus influents. En 1404, François (B) commande la troupe qui escorte et protège l'ambassade que Benoît envoit auprès de son homologue et rival Boniface IX installé à Rome. Il est emprisonné quelques mois au Château Saint-Ange, et n'est libéré que contre une forte rançon payée par Benoît XIII. En récompense, Benoît XIII le gratifie d'une somme de 1 500 florins. Puis, en 1407 Joan de Pau (6) est chargé de plaider la cause de Benoît XIII auprès du seigneur de Lucques. 

     Ainsi à la charnière des XIVème et XVème siècles, attachés à la cour de Benoît XIII, Joan (6) et François (B) ne résident plus dans leur seigneurie respective. Si François (B) a confié sa seigneurie à sa mère Françoise Amoros, fille puis soeur des seigneurs d'Argelès, Joan (6) préfère nommer moyennant le paiement d'une rente annuelle élevée, Bernard Coll un de ses familiers, à la fonction de "batlle" (bailli = représentant de l'autorité seigneuriale).

151 F1) Joan de Pau 1422

151 G2) François de Pau 1448

      Entre 1422 et 1425, à la mort de Joan (6), son fils aîné Joan (7) lui succède à la fonction de seigneur de Banyuls. Si son père s'était tourné vers la lointaine cour papale d'Avignon, Joan (7) préfère recentrer ses actions sur la proche cour du roi d'Aragon, dont dépend son fief. Ainsi, Alphonse V le nomme viguier du Roussillon et du Vallespir. Puis, en 1425, il le charge de recueillir sur le territoire de sa viguerie, l'engagement des chevaliers, lors des préparatifs de l'expédition contre le royaume de Naples. Cependant, l'expédition tourne au désavantage d'Alphonse qui est fait prisonnier par des Gênois en 1435. En sa qualité de lieutenante générale du royaume (= chargée de la gestion du royaume en l'absence du roi), Marie de Navarre convoque les "cortes generales" (assemblée juridique), afin de définir la ligne à suivre pour délivrer le roi. Joan (7) est appelé à y siéger et donner son avis.

      Selon certains chroniqueurs la participation de Joan (7) aux "cortes generales" aurait motivé l'entourage de la reine Marie de Navarre à faire accuser en 1440, Joan (7) et son frère cadet Hugues de Pau chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, du meurtre du prêtre Borrell attaché à la maison de Marie de Navarre. Afin de payer sa défense, Joan (7) vend des mas qui lui appartiennent en propre dans sa seigneurie de Banyuls-Cervéra. Avec son frère ils sont condamnés en 1440 à payer une amende conséquente dont Joan (7) s'acquitte en vendant des mas qui lui appartiennent en propre dans sa seigneurie de Banyuls-Cervéra. Toutes ces ventes cumulées représentent l'équivalent de 4 kg d'or (valeur 1450). Après 2 ans de protestations, la condamnation de Joan (7) et de son frère Hugues est effacée par le roi Alphonse V d'Aragon. L'amende payée lui est restituée.

151 G1) Joan de Pau 1448

      Entre 1442 et 1448, François de Pau (B) seigneur de Cervère décède sans héritier. Il lègue sa seigneurie à Joan (7). Après plus de 70 ans de séparation administrative, la seigneurie de Banyuls-Cervéra retrouve son unité, dans les mains de Joan (7) le descendant en ligne directe de Guillhem (1) le fondateur.

     Joan (7) meurt après 1448, son fils Joan (8) lui succède à la fonction de seigneur de Banyuls-Cervéra. Il décède vers 1458 soit une dizaine d'années après sa prise de fonction, en laissant sa femme Francine qui gère la seigneurie pour ses deux fils en bas-âge : Joan et François. 

151 H) Joan de Pau 1457

      Une fois sa majorité atteinte Joan (9) accède à la fonction de seigneur de Banyuls-Cervéra, succédant à sa mère Francine de Pau qui a occupé la fonction de régente à partir de 1458. Même si les sources consultées restent encore peu disertes sur le sujet, il apparaît que Joan (9) se met totalement au service de la couronne d'Aragon contre la couronne de France. En 1463, le roi Louis XI de France envahit et annexe le Roussillon, la Cerdagne et le Conflent. Le comte d'Empurias vassal du roi Jean II d'Aragon est destitué de son fief et de sa charge par le roi de France. La partie annexée du comté d'Empurias (dont la seigneurie de Banyuls) est confié au comte de Candale, un des vassaux du puissant comte de Foix.

     Cette annexion ne semble pas satisfaire Joan (9) puisque vers 1477 il est déclaré rebelle à la couronne de France et ses biens sont mis sous séquestres, avant d'être confiés au comte de Candale. Le nouveau comte n'entend pas installer un de ses vasseaux à la tête de la minuscule et peu prospère seigneurie de Banyuls-Cervéra, très éloignée de ses propres possessions foncières. Le comte de Candale afferme donc les terres seigneuriales aux paysans banyulencs les plus aisés, et se préoccupe peu voire pas de ses fonctions de haute et basse justice sur ses nouvelles terres.

     Néanmoins, la fidèlité de Joan (9) à la couronne d'Aragon est récompensée. En 1495, le roi de France rétrocède au roi d'Aragon tous les territoires qu'il avait annexés en 1263. Le roi d'Aragon rétabli Joan (9) dans sa seigneurie de Banyuls-Cervéra, et dans son château des Abeilles. En dédommagement, il lui accorde des droits seigneuriaux sur les paroisses de Belpuig, Conat, Corsavy, La Bastide, Montbolo et Prats-de-Mollo.

151 I) Joan de Pau 1511

     En 1511, Joan (9) meurt sans enfant. Son frère cadet François (10) lui succède à la fonction de seigneur de Banyuls-Cervéra. 

151 J) François de Pau 1514

     Cependant, François n'occupe la fonction que 3 années durant. Il décède en 1514, en laissant la régence de sa seigneurie à sa femme Eléanore de Rocafort fille puis soeur des seigneurs de Vinça, au nom du seul enfant du couple : une fille encore mineure prénommée Béatrix.


29 juillet 2023

Village littoral - Urbanisme - Bord de mer

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1) Urbanisation du bord de mer, XVIIIème-XXème S.

     Résumé : La construction du village en bord de mer

 

2) Fixer les limites de l'espace public : les problèmes posés par les escaliers au XIXème S.

     Résumé : La rationalisation de la banlieue littorale par les municipalités.

 

3) Enfance banyulencque d'Aristide MAILLOL et ses études à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts, 1861-1892

     Résumé : L'espace urbain d'un petit garçon banyulenc, entre les maisons de son grand-père et de ses parents.

 

 4) 1869, lorsque l'éclairage des rues nous renseigne sur l'urbanisation de certains quartiers

     Résumé : La grogne soulevée chez certains concitoyens, par la volonté de la municipalité d'introduire un système d'éclairage public à huile.

 

5) Eglise Saint-Jean-Baptiste, 1871-1960

     Résumé : L'épopée de la construction et de la destruction de la 1ère église du village du bord de mer

 

6) L'enrichissement des Banyulencs grâce à l'adoption de la monoculture de la vigne,1880-1950

     Résumé : A la suite des pécheurs et des négociants, l'installation des vignerons dans le village du bord de mer.

 

7) 1903, Arrivée de l'électricité dans le village de Banyuls-sur-Mer

     Résumé : L'éclairage des rues et des foyers grâce à l'électricité

 

8) Conférence vidéo : Louisette se souvient des commerces banyulencs (1930-1950)

     Résumé : Louisette Aroles nous raconte les rues de Banyuls et leur ambiance, durant son enfance.

 

9) Carte interactive : Louisette se souvient des commerces banyulencs durant sa jeunesse (1930-1950)

     Résumé : La carte des souvenirs urbains de Louisette.

 

10) Eglise Saint-Jean-Baptiste, 1969

     Résumé : La construction de la seconde église du village du bord de mer

14 mars 2021

Officier MITJAVILE Henri (1890-1962)

Nom : MITJAVILE

Prénoms : Henri, Joseph, Dominique

Date de naissance : 04 mars 1890

Lieu de naissance : Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales, 66)

Profession : Directeur de sociétés de transprts à Cerbère et Président de chambre au Tribunal de Commerce de la Seine (75)

 

Date du décret présidentiel le nommant membre de l'Ordre National de la Légion d'Honneur : 06 août 1936

Au rang de : Chevalier

Sur décision du : Ministre de la Marine marchande et des Travaux Publics

En récompense : des liens commerciaux qu'il a ouverts et entretenus avec l'Espagne et l'Algérie

Date de l'arrêté du Ministère de l'Intérieur l'élevant au rang d'Officier : 12 février 1949

Référence du dossier aux Archives Nationale : 19800035/433/57916

 

Décédé le : 13 février 1962

A : Paris, 17ème arrondissement

 


Pour lire son dossier conservé par les Archives Nationales (base de données Léonore), suivez le lien ci-dessous :

 

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1 février 2020

1248-1395 : La construction d'une seigneurie et d'une lignée seigneuriale

     Durant l'année 1248, le Comte d'Empurias décide d'affermir son pouvoir sur la frange littorale nord de son comté, qui confronte le comté voisin du Roussillon. Du col de Banyuls jusqu'à la mer, il crée un nouveau fief, c'est-à-dire un domaine terrien et les droits seigneuriaux qui y sont liés, qu'il cède moyennant le paiement d'une conséquente participation financière, à un de ses familiers : Guillhem de Pau (1). Pour marquer son nouveau pouvoir dans son fief, en 1249 Guillhem (1) le premier "donzell" (damoiseau = seigneur puis baron) reçoit l'autorisation de se faire bâtir "una força" (= une maison fortifiée) sur le territoire de la "parrochia de Sancta Maria de las Abellas".

151 A) Guillhem de Pau 1248

 

    A la mort de Guillhem (1), son fils aîné Guillhem (2) lui succède à la fonction de "donzell" de Banyuls. En 1270, il achète au comte d'Empurias le hameau de Cervéra qui intègre la seigneurie de Banyuls qui est désormais désignée sous le nom de Banyuls-Cervéra.

     En 1276 est créé le royaume de Mallorca. Alors qu'il est le vassal du comte d'Empurias lui-même vassal du roi d'Aragon, Guillhem s'attache au roi Jacques Ier de Mallorca dont il devient le viguier (chargé de rendre la justice au nom du roi) pour le comté du Roussillon. Durant l'année 1281, il refuse de mentionner dans les actes rédigés dans la seigneurie de Montpellier appartenant à la femme du roi de Mallorca vassale du roi de France, la formule : "sous le règne de Philippe Roi de France". En réaction et avec l'assentiment du roi Philippe III de France, Pontchovron sénéchal de Baucaire et ses troupes se préparent à envahir la seigneurie de Banyuls-Cervéra. Devant la menace, Guillhem de Pau se soumet au pouvoir royal français. En 1285, afin d'éviter l'invasion du comté du Roussillon par les armées du roi Pierre III d'Aragon, il informe les armées du roi Philippe III de france postées à Perpignan, et les fait guider jusqu'au col de la Massana leur permettant ainsi d'entrer dans la plaine de l'Emporda sans coup férir.

151 B) Guillhem de Pau 1270

 

     A la mort de Guillhem (2), son fils aîné Guillhem (3) lui succède à la fonction de "donzell" de Banyuls-Cervéra. Continuant la politique initiée par son père, il s'attache aussi au roi de Mallorca qui le nomme en 1329 lieutenant général (représentant du roi) sur les comtés de Cerdagne et du Roussillon, ainsi que sur la seigneurie de Montpellier. Il meurt en 1338.

151 C) Guillhem de Pau 1338

 

     A la mort de Guillhem (3) en 1338, son fils aîné Bernat (4) lui succède à la fonction de "donzell" de Banyuls-Cervéra. La disparition du royaume de Mallorca en 1344, suivie par le retour du Roussillon et de la Cerdagne dans le royaume d'Aragon et donc dans le comté d'Empurias, ne semble avoir impacté ni sa seigneurie ni sa fonction. Bernat (4) meurt en 1372. 

151 D) Bernat de Pau 1372

     Toutefois, dans un texte daté de 1371 est mentionné "Guillhem de Pau donzell de Cervera". Donc, 1 an avant la mort de Bernat (4), un de ses parents Guillhem de Pau (A) prend la fonction de seigneur de Cervéra. Les archives n'ont pas encore révélé les liens de famille qui unissent Bernat (4) et Guillhem (A), ni la date et la raison de l'extraction de la seigneurie de Cervéra, de la seigneurie de Banyuls. Et Guillhem seigneur de Cervéra semble disposer librement de son fief, sans en référer à Bérenger (5) seigneur de Banyuls, puisque durant l'année 1383, Guillhem (A) afferme à vie moyennant une rente annuelle, au pècheur colliourenc Pierre Huguet, le droit de pèche le long du littoral qui borde la seigneurie de Cervéra.

     Ainsi, pour des raisons que les sources n'ont pas encore livrées, de 1371 à 1442-1448 Banyuls et Cervéra sont 2 fiefs distincts, sous l'autorité de 2 seigneurs sans lien féodal de subordination, mais qui sont issus de la même branche familiale.

     Si la prise en main du fief de Cervéra par Guillhem (A) en 1371, a laissé de rares et ténues traces dans les archives, en revanche, lorsque Bérenger (5) prend la succession de son père Bernat (4) sur la seigneurie de Banyuls en 1372, il est victime de la querelle qui oppose le roi d'Aragon et le comte d'Empurias. Fief appartenant au comte d'Empurias, la seigneurie de Banyuls est confisquée par le roi Pierre IV d'Aragon. Après plusieurs mois de protestations, le "castrum" (château) des Pau aux Abeilles lui est rendu. En dédommagement, le "castrum" des Abeilles est reconnu libre de tous droits féodaux, passant ainsi de "logement de fonction", à propriété privée de la famille seigneuriale. Bérenger meurt en 1395. 

151 F2) Guillhem de Pau 1371

151 E) Bérenger de Pau 1395


15 janvier 2004

Economie

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1) Agriculture

1) Le système de la polyculture vivrière Le triptyque méditerranéen (céréaliculture + maraîchage + arboriculture + élevage ovin et caprin et apiculture) pour une vie en autonomie

2) La répartition des terres La spécialisation et la spatialisation des terres, pour maximiser les rendements


2) Hôtellerie

1) Une auberge rouge à Banyuls A proximité du mas des Abeilles, sur la route qui mène au col de Banyuls, un ancien contrebandier ouvre une auberge, durant le XIXème siècle.

15 février 2004

Urbanisme

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1) L'habitat dispersé

1) Le système du mas Une unité d'exploitation agricole ainsi que le lieu de résidence d'une famille paysanne, pour une vie en totale autonomie.


2) Hameau des Abeilles

1) Conférence : Le peuplement du village de Banyuls-sur-Mer (IXème-XIVème S.) La dynamique de peuplement dans la vallée de Banyuls

2) Le peuplement du village de Banyuls-sur-Mer (IXème-XIVème S.) La constitution de 3 hameaux dans la vallée de Banyuls, auxquels s'ajoutent le hameau de Cosprons au nord et celui de Cerbère au sud 

3) Eglise comme centre La géographie historique pour réponde à la question suivante :Quand et où le village est-il apparu dans la vallée ?

4) Le hameau des Abeilles La constitution du 1er hameau, d'abord autour de l'église Santa-Maria, puis du "castrum" de la famille seigneuriale 

5) Du castrum au mas Les différents propriétaire des Abeilles, ou l'évolution de 1249 à 2012, du 1er hameau, le centre du pouvoir seigneurial, réduit à un mas prospère et isolé dans les crêtes.

29 juillet 2023

Fortifications - Urbanisme - Bord de mer

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1) L'ancienne redoute militaire sur la place Paul Reig : Vidéo

     Résumé : Replacer l'ancienne redoute militaire protégeant la baie, dans son ancien emplacement sur la place Paul Reig

 

2) Le canon ou l'un des maillons côtiers de la lutte contre la piraterie et la contrebande

     Résumé : Le problème de la conservation des objets patrimoniaux

 

3) Visite guidée en vidéos : les vestiges des fortifications allemandes

     Résumé : Les vestiges du "Mittlemeer kustenfront", le mur de la Méditerranée, le cordon allemand défensif déployé le long des côtes.

 

4) De nouvelles traces du passé de la commune de Banyuls-sur-Mer récemment découvertes 2 

     Résumé : Les vestiges du mur anti-débarquement du "Mittlemeer kustenfront", le mur de la Méditerranée  

13 mars 2005

Blogs

     Les articles qui composent ce blog, sont des éclairages que nous partageons gracieusement avec tous les publics, au fil de nos périgrinations dans divers dépôts d'archives, soient-elles privées ou publiques. 

     Uniquement guidés par l'une des missions confiées au comité banyulenc du Souvenir Français, à savoir "honorer et faire vivre la mémoire de celles et ceux qui ont combattantu au côté de la Liberté", nous évoluons dans divers dépôts d'archives, au fil des séries, des cartons et des albums qui se présentent à nous. Soucieux de partager nos découvertes avec la communauté, nous rédigeons des articles informatifs, sur des points précis autant que sur des tendances plus élargies

     Afin de ne pas noyer nos lecteurs sous une avalanche d'informations qui s'enchaînent sans réelle continuité, en fonction des cartons d'archives que nous ouvrons, nous avons décidé d'établir des grands thèmes. Chaque thème possède son blog dédié.


Le Souvenir Français - Comité de Banyuls-sur-Mer

Les informations sur les actions mémorielles que mène notre comité, dans le cadre de ses activités associatives. (Mise en ligne 2016)

Bannière du blog SF


Les poilus banyulencs "morts pour la France" entre 1914 et 1918

Fiches individuelles et parcours des 109 (107+2) Banyulencs, "morts pour la France", durant la première guerre mondiale. (Mise en ligne 2019)

Bannière du blog Poilus banyulencs


Les Banyulencs honorés par la République Française

Fiches individuelles et localisation de la tombe des femmes et des hommes honorés par l'Etat Français, et enterrés dans l'un des 3 cimetière de la commune (mise en ligne en novembre 2023).


P.H.I. : Patrimoines et Histoires d'Ici, l'info sur le passé de Banyuls-sur-Mer

Les informations sur l'histoire de la vallée de Banyuls, et sur les vestiges historiques encore présents. (Mise en ligne 2020)

Banière du blog PHI66

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